L’INSPQ recommande que “le ministère de la Santé n’encourage pas la promotion de l’amiante et ne soutienne pas l’utilisation accrue de l’amiante chrysotile, parce qu’il est un cancérigène prouvé pour l’homme et qu’il cause l’amiantose, et parce que son utilisation sécuritaire est en pratique non réalisable
“.
Il formule trois recommandations prioritaires, sur un total de 23:
- Abaisser la norme actuelle d’exposition en milieu de travail
La norme de 1 fibre/ml est dix fois plus élevée que celles des autres provinces canadiennes et de l’Europe et 100 fois plus élevée que celles de la Suisse et des Pays-Bas.
- Faire aboutir le registre des édifices publics renfermant de l’amiante
«Il faut non seulement identifier les édifices, mais rappeler aux propriétaires que c’est leur responsabilité de bien les entretenir», souligne Marc Dionne, pour éviter que l’amiante contamine l’air ambiant ou que des travailleurs de la construction entrent en contact à leur insu.
- Surveiller l’exposition des populations des villes minières de Thetford Mines et Asbestos
Les plus récentes données disponibles au ministère de l’Environnement remontent à 2004. Les chercheurs n’arrivent pas, indiquent-ils, à obtenir les relevés sur les concentrations d’amiante dans l’air dans les mines.
Rappelons qu’une demande de garantie de prêt de 58 millions $ pour relancer l’exploitation de la mine Jeffrey d’Asbestos est toujours à l’étude par le gouvernement du Québec.
Source: Psychomedia
